Test : Resident Evil 2 Remake – Le grand retour à Raccoon City

Sommaire
Après plusieurs années d'attente, Capcom nous propose de nous replonger dans la ville de Racoon City avec son remake de Resident Evil 2. Un épisode que j'attendais tout particulièrement car c'est l'un des premiers jeux d'horreur auquel j'ai eu l'occasion de jouer qui m'a vraiment marqué. Avec cette réadaptation du jeu dans notre époque moderne, le studio fait très fort et nous propose un jeu qui tient très largement la route avec des nombreuses améliorations et une ambiance pesante et stressante à souhait.
Bons Points
  • Graphiquement impressionnant
  • Quelques nouveautés dans ce remake
  • La vue d'épaule est quand même bien mieux
  • L'ambiance est stressante et c'est super
Mauvais Points
  • Un peu rapide à boucler
  • Faible rejouabilité
7.6
Bon
Gameplay - 8
Graphismes - 9
B.O - 7
Durée de vie - 6
Scénar' - 8

Il est enfin arrivé parmi les vivants et c’est pourquoi nous vous proposons enfin notre test sur Resident Evil 2 Remake. Dans Resident Evil 2, on incarne Leon S. Kennedy ou Claire Redfield, deux personnages qui se rencontrent alors qu’ils se préparent à entrer dans la ville de Raccoon City. Bien sûr cette petite balade en ville ne va pas du tout se passer comme prévu, à cause d’une épidémie qui transforme la population en monstres avides de sang et de chair fraîche. De plus, nos deux personnages se retrouvent rapidement séparés l’un de l’autre, les obligeant à lutter pour leur survie chacun de leur côté, pour enfin réussir à s’échapper de cette ville.

Ça a été ton premier jour ? :

Comme je le disais juste avant, on a le choix entre deux personnages dans Resident Evil 2, Leon ou Claire. Leon est un policier qui de base, vient pour commencer à travailler dans les forces de police de Racoon City et Claire, est à la recherche de son frère qui a disparu depuis l’affaire du manoir Spencer (du premier épisode). En fonction du personnage que l’on choisit au début du jeu, on aura l’occasion d’avoir un déroulement assez différent, avec un tronc commun général et des petites parties bien propres à chaque personnage. Ce qui est quand même assez sympa et rallonge légèrement la durée de vie du soft. D’ailleurs, en parlant de durée de vie, on peut dire que votre premier scénario devrait vous occuper 7 heures environ, à condition de chercher à explorer un minimum.

On regrette simplement que comme l’histoire des deux personnages comporte un tronc commun, on repasse régulièrement dans les mêmes zones que l’on a déjà pu explorer auparavant. Ce qui peut laisse un goût de déjà vu assez rapidement. Mais heureusement, Capcom a eu la bonne idée d’intégrer deux personnages supplémentaires et de nous proposer un chapitre entier dans lequel on peut les incarner. Il s’agit tout simplement d’Ada et de Sherry (la petite fille du chercheur d’Umbrella). Si ces chapitres n’apportent pas énormément de choses à l’histoire, il n’empêche que pouvoir voir et comprendre ce que les autres personnages doivent affronter dans ce monde violent et plutôt brutal est assez appréciable. Le scénario n’a d’ailleurs pas trop changé mais reste assez efficace même encore de nos jours.

Le RE Engine fait des miracles :

S’il y a bien un truc qui m’a scotché lors de ma première partie c’est bien le moteur graphique. Il s’agit du même que pour Resident Evil 7 et il faut dire qu’il fait des miracles. L’environnement a été agréablement modélisé, les couloirs sombres, lumières qui tremblent, effets de vents, de pluie etc… Tout a été réalisé de manière à rendre l’environnement inquiétant et particulièrement glauque. Ça marche aussi avec les zombies et autres créatures que l’on rencontre dans le jeu, avec des détails encore rarement vus dans un Resident Evil.

Rien que de voir la bouche du zombie s’ouvrir lorsqu’il nous fonce dessus en gueulant est un vrai régal. On peut dire que ces graphismes jouent beaucoup sur l’ambiance que l’on retrouve dans le jeu et sur ce point, les développeurs ont mis le paquet, tous les bâtiments et rues que l’on explore dans le jeu, inspirent la crainte et c’est pareil pour les ennemis. Que ça soit de simples zombies, des chiens, « G », le terrifiant Tyrant etc… ils ne manquent pas de rajouter une bonne grosse dose de stresse ce qui n’est pas déplaisant dans un jeu d’horreur. On peut d’ailleurs démembrer les zombies comme bon nous semble grâce à un système de localisation des dégâts sacrément bien foutu.

Si le système en question est sympa, il n’empêche qu’il faut claquer de nombreuses balles pour faire d’un zombie, un vrai steak tartare. Survival oblige, le jeu nous limite en matière de munitions et d’armes, c’est pourquoi il vaut mieux économiser pour pouvoir survivre par la suite. Car en plus des ennemis « communs », il y aussi de nombreux boss à vaincre et ils demandent une bonne quantité de munitions pour en venir à bout. Ce qui nous force constamment à esquiver nos adversaires et à partir explorer en quête de cette denrée absolument nécessaire.

C’était quoi ça ? 😨

Le stresse est un élément omniprésent dans le jeu, comme on l’a vu précédemment, les environnements et les ennemis y contribuent beaucoup et en particulier le Tyrant. On le rencontre assez rapidement ce grand mec baléze qui porte un imper noir, un chapeau noir et des gants noirs. Il est hyper inquiétant dans le sens où il ne parle pas, nous fonce droit dessus et la seule chose qui nous permet de savoir qu’il arrive se sont ses bruits de pas. Mais là où ça colle une bonne dose de stresse, c’est lorsqu’on se rend compte qu’il nous poursuit absolument partout. Autrement dit, on ne peut pas vraiment se planquer puisqu’il peut nous retrouver n’importe où, pour nous coller une bonne grosse bûche dans les dents.

Ces bruits de pas qui s’approchent et le fait qu’on ne peut pas le blesser, rend le jeu d’autant plus stressant. Mais ça fonctionne avec tous les ennemis, globalement, si on s’amuse à courir dans tous les sens il y a de fortes chances de se faire bouffer en quelques secondes seulement. Au fil du jeu, on aura bien sûr, tendance, à commencer à avoir l’habitude des ennemis et à ne plus trop y prêter attention dans un sens, mais dans des zones inconnues ou que l’on a pas exploré récemment, on aura toujours tendance à inspecter la zone bien comme il faut à la recherche d’un petit licker qui traine ou d’un zombie planqué derrière une porte.

Conclusion :

Resident Evil 2 Remake est sans aucun doute une réussite, aussi bien sur un plan technique, que sur son gameplay le jeu nous en met plein la vue et les oreilles. Il dispose de solides bases en survie et nous propose une aventure angoissante et stressante à souhait que l’on peut découvrir de diverses manières en changeant simplement de personnage. Le seul petit reproche que l’on pourrait lui faire serait que la durée de vie est assez moyenne, ce qui fait un petit point noir au tableau mais c’est bien l’un des rares.

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