Test Metro Exodus – Le train de l’apocalypse est arrivé

Bons Points
  • Les graphismes sont agréables
  • Les effets de météo aussi
  • Des éléments secondaires consultables dans le jeu
  • Quelques moments stressants
  • Plus de liberté...
Mauvais Points
  • ...mais moins de dynamisme
  • L'IA n'est pas franchement au top
  • Le personnage muet
  • Un scénario un peu moins prenant que d'habitude
6.5
Pas mal
Gameplay - 7
Graphismes - 8.5
B.O - 6
Durée de vie - 6
Scénar' - 5

Le dernier-né de la licence Metro est enfin arrivé avec son nouvel épisode Metro Exodus, qui nous replonge dans une Russie totalement dévastée et apocalyptique. Un opus qui reprend les codes de la licence, tout en offrant davantage de liberté.

À la conquête de la Russie :

Dans cet épisode de Metro, on incarne à nouveau Artyom dans les couloirs du métro comme toujours, suite aux événements de Metro Last Light. Loin d’être satisfait de vivre dans les couloirs sombres et franchement pas terrible du métro, Artyom remonte régulièrement à la surface pour affronter des créatures mais aussi, chercher des signes de vie à l’extérieur. Après quelques péripéties, notre cher personnage se rend compte qu’il y a de la vie ailleurs et décide d’emprunter un train pour traverser la Russie totalement ravagées et peuplée de créatures mutantes. C’est alors que les ennuis commencent et Artyom et sa joyeuse bande du métro, vont devoir affronter tout un tas d’ennuis divers, lors de cette traversée à la recherche de survivants.

L’apocalypse comme on ne l’a jamais vu :

Ce qui nous frappe en lançant pour la première fois le jeu, c’est tout le travail effectué par les développeurs sur les graphismes du soft. On se retrouve plongée dans une ambiance apocalyptique en pleine Russie. On a le droit à des building explosés dans tous les sens, des épaves de voitures et des couloirs sombres et humides franchement pas accueillants. Le soin du détail a été particulièrement poussé, y compris avec les effets de météo qui sont assez réussis dans ce nouvel épisode. Que ce soit la neige qui tombe ou même la pluie ainsi que le soleil, les effets météorologiques sont sacrément bien foutus. De plus l’eau qui vient se poser sur le masque à gaz du personnage rend l’immersion d’autant plus forte en traversant des intempéries.

On ne peut que constater que le boulot autour de l’aspect technique a été particulièrement bien appréhendé par le studio. Même les ennemis ont le droit à une réalisation toute particulière, avec des animations faciales et un sound design vraiment agréable. Les éléments secondaires ont eux aussi droit à une petite touche de créativité, notamment la carte, qui ne s’affiche pas simplement à l’écran, puisque cette dernière est un objet, que l’on peut prendre n’importe quand en plein jeu, pour suivre notre progression dans les différentes zones proposées par le titre. Ce n’est pas le seul élément secondaire du titre qui est consultable comme ça, in game, puisque l’inventaire propose très peu de menus, que ce soit le compteur Geiger, le voyant de visibilité, tout est intégré à la combinaison de notre personnage. Ça ne paraît être qu’un détail mineur, mais il n’empêche que ça permet de nous laisser immergé dans l’aventure, plutôt que de créer une coupure avec un menu basique.

Les couloirs sombres du métro, sont eux aussi assez réussis, ils sont sombres et on a l’impression que tout peut nous tomber dessus à chaque instant. Ce n’est pas déplaisant du tout et ça maintient une certaine tension. Même si cette tension s’estompe un peu lors de la traversée en train de la Russie, puisque c’est à partir de là que le jeu propose un monde plus ouvert et donc moins oppressant. C’est d’ailleurs un peu à ce moment-là, que le soft perd un peu son rythme, puisque habituellement, cette licence nous propose un jeu de type couloir, c’est donc une grande première pour un épisode de Metro.

On fait quoi ici ? :

Cette nouvelle aventure nous propose donc de partir en quête de civilisation, ce qui pourrait être intéressant, mais on arrive au gros point noir de cet épisode. Le scénario nous propose une trame qui ne sera sans doute pas au goût de tous. En effet, en plus des mouvements un peu robotisés des PNJ et d’une animation faciale, qui n’est pas toujours au top, on a du mal à se mettre dans l’histoire et a véritablement suivre le déroulement du scénario. Ce dernier n’étant pas assez mouvementé et avec trop de petites mésaventures assez prévisibles finalement.

Les PNJ n’aident pas et notre héros non plus d’ailleurs, puisque celui-ci est totalement muet, ce qui est quand même bien dommage pour un jeu qui construit beaucoup autour de son histoire normalement. Avec ce mutisme de notre héros, on a beaucoup de mal à se mettre dans le scénario, on a l’impression de diriger une espèce de grosse montagne de muscle qui démonte des mutants et quelques bandits. Il n’y a donc pas le moindre échange entre le personnage principal et les autres PNJ, ni même de moments d’introspections sur ce qu’il vient de se passer et c’est d’autant plus dommage.

Concernant le scénario en lui-même ce dernier est claqué sur le roman de Dmitri Gloukhovski, donc rien à dire concernant l’histoire en elle-même. C’est plutôt sur le déroulement du scénario qu’on peut faire un reproche. Il n’y a pas assez de rythme durant les phases un peu « libre », ce qui a tendance à nous faire errer non sans ressentir un certain ennui, durant de longues minutes. Heureusement que quelques ennemis traînent de temps en temps, même si le réconfort ne sera pas de longue durée avec une IA pour le moins hasardeuse.

Les ennemis ne sont franchement pas très malins et ne chercheront pas vraiment à se mettre à couvert lors des combats. Les phases d’infiltration sont elles aussi forcément impacté, et offrent donc un dynamisme moindre que si l’IA était particulièrement réactive à nos déplacements et actions. En l’état actuel, certains ennemis vous repéreront sans trop de raison d’un seul coup. Alors que d’autres fois, même en achevant d’un grand coup de couteau un ennemi, juste à deux centimètres d’un autre PNJ, ce dernier ne vous repérera pas. La principale difficulté du jeu ne vient donc pas ennemis en eux-mêmes, mais plutôt du manque de munitions assez constant que l’on rencontre dans le jeu, il faut donc privilégier l’esquive à certains moments plutôt que de rentrer dans le tas.

Conclusion :

Un épisode qui n’est pas trop mal, mais qui est en dessous de nos espérances initiales. Le jeu dispose de graphismes qui sont plus que corrects et de quelques éléments de gameplay bien intégrés (comme le compteur Geiger, la personnalisation des armes directement dans le jeu etc…) mais l’histoire n’est pas suffisamment rythmée et prenante comparé à ce que l’on aurait pu penser au départ. Le monde semi-ouvert proposé par cet épisode était une bonne idée mais il y a de nombreux défauts que l’on ne peut pas négliger et qui ne manquent pas de plomber un peu l’expérience une fois dans le jeu. Le gameplay un peu rigide et l’IA qui n’oppose pas vraiment de résistance, ne jouent pas en la faveur du dernier titre de 4A Games.

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