Test Devil May Cry 5 – Un retour démoniaque

Bons Points
  • Graphiquement c'est franchement pas mal
  • Le gameplay est top
  • L'histoire est intéressante
  • Le bestiaire est diversifié
  • Les boss sont grandioses à affronter
  • Bonne difficulté
  • Bonne rejouabilité
  • Des secrets à trouver dans les missions
Mauvais Points
  • On peut se perdre un peu dans les compétences des personnages
  • Quelques séquences assez monotones
8
Très bien
Gameplay - 9
Graphismes - 8
B.O - 8
Durée de vie - 8
Scénar' - 7

Le petit dernier de la licence Devil May Cry est enfin disponible sur consoles et PC, avec comme toujours son lot de démons et autres créatures venant des enfers. Une aventure particulièrement attendue par les fans, qui avaient une forte exigence concernant ce DMC 5 et il maintenant temps de voir si cet opus est à la hauteur.

Il est temps de faire le ménage :

Dans ce Devil May Cry 5, on se retrouve dans une ville nommé Red Grave, qui est envahi par des démons qui ont évidemment massacré tous les habitants de cette dernière. Au départ, on se retrouve aux commandes de Nero, le jeune apprenti de Dante, qui va devoir affronter un tas de créatures sur son chemin pour enfin pouvoir affronter les origines de ce mal qui ronge la ville.

Une histoire plutôt basique et c’est vrai que la licence n’a pas la réputation d’avoir un scénario de fou avec un tas d’embranchement et une très grande complexité. Il n’empêche qu’on se retrouve assez vite dans l’ambiance et on se prend même à s’intéresser aux différents personnages. Le scénario se déroule de manière plutôt classique, mais il nous permet de contrôler plusieurs personnages qui ont des personnalités et buts différents, de plus il arrive que l’on doive prendre part à des événements passés afin de comprendre pourquoi on se retrouve dans une situation. C’est simple, mais toujours efficace et ça donne une certaine envie de comprendre l’histoire.

Cette dernière offre un certain nombre de rebondissements et nous propose aussi de contrôler trois personnages. Dante, Nero et V, qui sont tous les trois dotés de caractéristiques assez différentes et d’aptitudes que l’on peut faire progressivement évoluer. Si, Dante et Nero sont assez classiques dans leur façon de se battre, V est un peu à part. Puisque ce dernier n’affronte pas directement les démons, il utilise des entités qu’il invoque pour se battre. Une particularité intéressante, qui peut très bien être améliorée là encore via divers arbres de compétences et nous permettre ainsi de réaliser des combos assez violents. Car oui, Devil May Cry 5 est très orienté sur l’action et par conséquent on obtient des bonus supplémentaires en exécutant des combos qui obtiennent des grades plus ou moins élevés en fonction de l’enchaînement des ennemis. En gros, plus on défonce de démons simultanément plus le garde du combo, augmente et donne des points de style. Ces mêmes points permettent ensuite d’avoir un grade de fin de niveau et en fonction de ce dernier, on obtient plus ou moins de démonites rouge.

Une petite particularité du jeu qui n’est pas déplaisante, puisque c’est via ces démonites que l’on peut ensuite améliorer les compétences de nos personnages et même améliorer leur équipement (via des Devil Breakers ou des gemmes démoniaques).

Un trio d’enfer :

Comme je le disais, dans ce DMC 5 on incarne un total de trois personnages. On commence l’aventure avec Nero, le disciple de Dante qui s’est spécialisé dans la chasse des démons. Il dispose d’une épée, de pistolets et d’un bras mécanique pour affronter les très nombreux démons de Red Grave. La spécificité du personnage réside dans le fait qu’il dispose d’un bras mécanique confectionné par Nico (une sorte de collègue qui accompagne Nero dans un van particulièrement résistant).

Ce bras mécanique apporte une petite touche bien sympathique à ce personnage dans le sens où l’on peut l’utiliser pour expulser des ennemis, leur démonter la tronche à grands coups de poings ou même faire un peu de surf. Ça apporte une petite touche d’originalité à ce personnage et on se retrouve vite à adopter cet accessoire afin de réaliser des combats impressionnants. Le seul petit point assez gênant est que l’on ne peut pas changer de bras comme on veut lors d’une mission, il faut donc bien préparer la disposition de ces derniers pour ne pas être gêné dans l’aventure.

Passons maintenant du côté du sorcier, le dénommé V, qui lui se contente d’invoquer des démons afin de combattre les ennemis. Si au départ on aurait pu penser que la manoeuvre serait compliquée à appréhender, dans l’effet, Capcom a bien réussi son coup et nous propose des mécaniques assez intuitives pour que l’on puisse jouer ce personnage dans de bonnes conditions. Les combats se déroulent de la façon suivante, on a trois démons qu’il est possible d’invoquer pour le combat et les faire attaquer simultanément une cible. Lorsque l’ennemi est à moitié mort, V donne le coup de grâce avec sa canne et l’achève d’une façon plus ou moins spectaculaire.

Les trois démons en question sont Shadow, Griffon et Nightmare. Shadow est une panthère qui peut attaquer au corps-à-corps les ennemis. Griffon, un oiseau qui attaque à distance les adversaires et pour finir, Nightmare, une grosse créature qui déchaîne les éléments contre tous les ennemis qui se trouvent dans la zone. Si, à première vue, on aurait pu croire que l’utilisation de ce personnage serait un peu trop complexe. Il n’empêche que ce n’est absolument pas le cas, le gameplay reste intuitif, Shadow est attribué à la touche de coup avec une arme de corps-à-corps, Griffon à la touche des armes à feu et Nightmare peut être invoqué une fois la jauge de Devil Trigger assez haute. Vous l’aurez donc compris, le gameplay de ce personnage est aussi bien rodé que les autres.

Concernant Dante, il est évidemment possible de jouer le légendaire chasseur de démons et sa manipulation est assez proche de celle de Nero. À la différence que le bougre dispose d’un plus vaste arsenal, donc un petit accessoire assez cocasse, que l’on peut utiliser en changeant d’arme à loisir en pleine partie. Si l’on pourrait faire un petit reproche sur ce personnage, c’est qu’il dispose d’un très grand nombre d’aptitudes et notamment des styles de combat que l’on peut changer lors d’affrontements. Au départ c’est assez complexe à bien maîtriser, mais au fur et à mesure, on finit par bien piger le système et à utiliser ces styles de façon à créer des combats toujours plus mortels. Dante dispose d’ailleurs de nombreuses compétences à améliorer, ce qui rend sa maniabilité un peu moins simple que pour les deux autres héros de cette aventure. Mais ce n’est vraiment qu’un petit détail, le personnage reste agréable à prendre en main et tout aussi mortel, voire plus, que les deux autres.

J’aime l’odeur du sang au petit matin :

Comme on vient de le voir avec les personnages, le jeu nous propose des styles de combat assez différents en passant de l’un à l’autre. Le jeu nous propose par ailleurs à certains moments de jouer un personnage différent, ce qui rend l’aventure d’autant plus intéressante, puisqu’en recommençant le jeu on peut utiliser un personnage différent pour voir ce qu’il se passe de son côté.

Le gameplay est toujours aussi bien foutu comme on a pu le voir et les combats sont un régale à chaque instant dans ce nouveau Devil May Cry 5. C’est nerveux, les personnages répondent extrêmement biens et sont capables d’enchaîner les ennemis à une vitesse assez incroyable. Non, franchement on peut difficilement faire un reproche sur le gameplay, malgré la présence de trois personnages jouables, le jeu s’en sort haut la main. Si le jeu brille par son gameplay, il ne néglige pas non plus les graphismes, qui sont assez sympathiques. On regrette simplement que la seconde partie du jeu soit un peu plus monotone que la première partie, mais le jeu est assez impressionnant graphiquement parlant. Les ennemis bénéficient de petits détails bien sympathiques et disposent d’animations faciales assez réalistes. Les boss sont aussi impressionnants en terme de réalisation, ils sont grands, massifs et assez nombreux pour nous donner un bon challenge avant de pouvoir boucler l’aventure principale. Les décors et l’environnement ont aussi subi un modelage tout particulier afin de donner un air démoniaque à une ville.

On retrouve des racines dans les buildings, des épaves de voitures et même des corps calcinés de pauvres innocents qui n’ont pas réussi à s’échapper. C’est en tout cas ce que propose la première partie du jeu disons, après on s’enfonce dans les entrailles des enfers et le décor devient beaucoup plus monotone. On trouve des murs organiques avec des tas de petites pustules, ce qui est évidemment moins diversifié qu’une ville totalement en ruine.

Conclusion :

On peut dire qu’avec ce Devil May Cry 5, Capcom n’a pas raté son coup et nous propose un épisode vraiment digne de ce nom aussi bien pour les fans de la franchise, que les nouveaux joueurs qui découvrent seulement la licence. C’est nerveux, c’est fluide et on retrouve bien l’ambiance assez déjantée que l’on connait bien depuis toutes ces années. Les graphismes sont plus que corrects (mention spéciale pour les boss) et l’environnement est destructible, la BO du jeu évolue en fonction des situations et nous propose quelques bonnes musiques. Les multiples personnages jouables rajoutent de l’intérêt à l’histoire et leur maniabilité est tout simplement excellente. On en demandait pas moins à ce Devil May Cry 5.

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