Test de Tropico 6 sur PS4 – El Presidente impose sa démocratie sur consoles

Bons Points
  • Le gameplay n'est pas mauvais pour une version console
  • Les graphismes sont assez agréables
  • Quelques petits ajouts sympathiques
  • Une dimension politique assez poussée
  • L'évolution au fil des âges reste une très bonne idée
  • Possibilité de choisir des alliés politiques
Mauvais Points
  • Devient un peu répétitif à la longue
  • Il manque quelques outils de micro gestion (notamment le trafic routier)
  • Gestion du bonheur et de la trésorerie assez anecdotique
  • Pas de grandes nouveautés à découvrir tout de même
7
Bon
Gameplay - 7
Graphismes - 7
B.O - 6
Durée de vie - 8

Quand on évoque le genre du jeu de gestion, on pense tout de suite à plusieurs licences dont celle de Tropico qui s’est fait connaitre il y a un bon moment déjà et qui est de retour avec un Tropico 6 sur consoles et PC. Il est maintenant temps de voir si cette adaptation console du titre (et plus précisément sur Playstation 4) tiens la route et nous propose encore une bonne dose de gestion comme on les aime.

Une petite île déserte pas si paradisiaque :

Dans Tropico 6, on incarne El Presidente que l’on peut personnaliser comme bon nous semble via diverses options de base. Changer de tenue, lui ajouter une barbe, changer de couvre-chef etc… afin de rendre ce personnage plus sympathique visuellement. Ce dernier décide de poser ses valises et son palais sur une petite île déserte que l’on peut sélectionner voire même, créer dans le mode bac à sable, en choisissant des paramètres personnalisés.

Le but étant de construire petit à petit une véritable ville sur cette île que nous avons sélectionnée en début de partie. Et même, de lui faire traverser les époques pour nous permettre d’accéder à certaines technologies supplémentaires. Le tout avec un certain humour qui a fait la réputation de cette licence, donc rien de trop neuf sous les tropiques.

 

Gérer sa communauté n’est pas une tâche facile :

Bien entendu, Tropico 6 étant un jeu de gestion, il faut évidemment toujours lutter pour réussir à faire prospérer sa communauté et l’emmener toujours plus loin. On démarre donc le jeu à l’époque coloniale (du moins si l’on veut car on peut débuter une partie à chaque époque), afin de passer à la guerre mondiale, puis guerre froide pour enfin finir sur l’époque moderne qui offre évidemment tous les bâtiments et technologies possibles. Un concept assez intéressant qui permet de traverser les âges afin d’obtenir des nouveautés et d’être confronté à différents problèmes en fonction de ces époques.

Car bien évidemment, si durant l’époque coloniale, il faut faire en sorte de conserver son mandat de souverain de l’île auprès de la royauté, il n’empêche que ce scénario ne sera plus du tout d’actualité à l’époque moderne. Qui au contraire, poussera la population à demander beaucoup plus de libertés. C’est tout cela qu’il faut gérer, afin de faire en sorte que la population soit assez satisfaite pour ne pas réduire totalement l’île en cendres. Pour cela le jeu nous propose des outils comme des décrets que l’on peut promulguer en fonction des besoins de la population, mais aussi de faire accéder les habitants à des services comme de la santé, des loisirs (bars etc…), et de leur construire des habitations proches de leur lieu de travail, pour tenter de les faire accepter que El Presidente reste au pouvoir. Des décrets qu’il faut au préalable rechercher via la bibliothèque qui octroie des points de recherche qui permettent de débloquer ces fameux décrets ainsi que des bâtiments. Rien de très neuf de ce côté puisque ce système de points de recherche existe depuis un bon moment.

Les factions que l’on connaît bien dans cette licence désormais, joueront toujours un rôle dans cette gestion de la population. Puisqu’en fonction des relations que l’on entretient avec certaines factions, il sera plus facile ou au contraire plus dur de gérer l’île. Il est d’ailleurs possible de nouer des affinités avec une faction en particulier et pas avec les autres, même si cela causera quelques désagréments généralement.

En dehors de cet aspect de gestion du bonheur, il faut également garder en tête que l’île doit produire de la richesse pour maintenir la trésorerie à flot. Pour cela, on peut créer des plantations, installer des mines, des ranches et diverses industries afin d’exploiter des denrées brutes. Le but étant ensuite de les exporter pour rapporter plus ou moins d’argent. Le jeu nous laisse libre du pays qui recevra ces ressources, puisque l’on peut sélectionner via une interface de commerce, divers contrats avec des pays voisins, qui feront gagner plus ou moins d’argent à chaque fois que le contrat aura été honoré.

Un vent léger de nouveautés souffle sur l’archipel :

Si vous êtes assez familiarisé avec la licence, vous ne serez pas dépaysé, cependant on dénombre quelques petites nouveautés. À commencer par la possibilité de jouer sur un archipel, ce qui signifie tout simplement qu’il faudra gérer plusieurs îles. Qu’il faut évidemment relier entre elles via des ponts et d’autres infrastructures, afin d’en tirer avantage.  La gestion du trafic est donc un élément important mais à l’instar de City Skyline par exemple, il n’y a pas d’outil très poussé pour surveiller l’efficacité du trafic routier. Pas de rond point non plus, juste des routes toutes droites ou courbées, pour tenter de fluidifier tout ça et de permettre un bon acheminement des matériaux et du personnel des usines.

L’autre principale nouveauté est un système de raid qui a été ajouté au jeu. Via la crique des pirates pour commencer, il est ainsi possible d’attaquer des villes et des navires en hautes mers, pour récupérer des ressources et autres richesses que l’on pourra utiliser dans le jeu. Il est également permis de réaliser des missions de sauvetage pour récupérer des habitants, on peut d’ailleurs choisir de secourir uniquement des personnes éduquées ou pas du tout.

Ensuite vient un système de négociateur, qui permet d’accéder à plusieurs options qui visent à améliorer la situation financière de notre dirigeant. Moyennant quelques magouilles, le monsieur nous propose de garnir notre compte bancaire Suisse, pour nous permettre de réaliser diverses actions, comme débloquer des plans en dépensant moins d’argent ou encore de soudoyer certaines factions. Ce n’est vraiment pas grand-chose, mais ça donne un certain intérêt à utiliser le compte Suisse, qui jusqu’ici n’était pas forcément très utilisé dans un Tropico.

Et ça donne quoi du coup sur consoles ? :

Tropico 6 a fait un bout de chemin seulement sur PC avant de faire son apparition sur les consoles. Néanmoins le jeu se révèle plutôt bon sur nos consoles de salon et propose une interface intuitive et qui ne manque pas de jouabilité. La navigation dans les menus se fait de manière assez simple et l’on prend rapidement nos marques sur le jeu. Les graphismes sont largement corrects et la maniabilité a été optimisée pour rendre le jeu agréable avec un pad dans les mains. Un portage plutôt bon pour un jeu de gestion comme Tropico et qui devrait permettre aux amateurs dépourvus de PC, de bénéficier du soft sur leur console, dans de bonnes conditions.

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