Test de The Outer Worlds – Un périple dans la galaxie

Bons Points
  • Bonne rejouabilité
  • De nombreuses quêtes annexes
  • Le scénario offre de nombreux embranchements
  • Un vaste arsenal
  • La possibilité de personnaliser notre personnage
  • De nombreuses compétences à améliorer
  • Un univers crédible et une trame qui tient la route
Mauvais Points
  • Des personnages mal développés
  • Une IA à la ramasse
  • Les graphismes ne sont pas top
  • La B.O peut être assez répétitive
7.4
Bon
Gameplay - 7
Graphismes - 6
B.O - 7
Durée de vie - 9
Scénar' - 8

Venant des créateurs de Fallout New Vegas, The Outer Worlds a réussi à nous intriguer depuis son annonce lors des VGX de 2018. L’intrigue a désormais touché à sa fin avec la sortie du jeu le 25 octobre dernier, ce qui nous a permis de découvrir et de tester ce petit RPG d’Obsidian.

Le capitalisme intergalactique :

Dans The Outer Worlds, on prend le contrôle d’un personnage qui se retrouve décongelé après avoir été cryogénisé pendant plusieurs années dans un vaisseau spatial perdu dans l’espace. Le chercheur responsable de notre décongélation nous confie alors la tâche de retrouver suffisamment de matière chimique pour pouvoir décongeler les autres colons présents dans le vaisseau. C’est alors que notre héros est catapulté sur une planète, répondant au nom de Terra 2.

C’est à partir de là que l’aventure commence et que le jeu nous laisse découvrir que la galaxie dans laquelle on se retrouve est entièrement contrôlée par des corporations puissantes, qui utilisent les habitants pour s’enrichir. Le tableau n’est pas très beau à voir, les personnes qui ont choisies de quitter ce système sont considérées comme des parias et critiqués par ceux qui sont restés entre les griffes des corporations. Mais d’un autre côté les habitants vivants sous le coup des corporations, sont dans une misère noire avec des maladies et des conditions de vie particulièrement difficiles. Bref, c’est un système un peu particulier qui s’est installé sur les diverses planètes qui composent la galaxie et que l’on peut décider d’aider à détruire ou au contraire, de consolider en jouant le mercenaire de service.

Attends, je vais t’aider :

Eh oui car comme dans Fallout New Vegas, les développeurs ont pensé à nous laisser des choix que l’on pourra faire durant des conversations ou des situations, afin de venir en aide à un groupe plutôt qu’un autre. Ce sont des choix assez basiques, mais qui permettent de modifier légèrement l’histoire et qui auront un impact sur la fin du jeu bien entendu. Il est ainsi possible de résoudre certains problèmes de différentes façon, la plus rapide restant évidemment la violence, cependant, le dialogue reste une excellente alternative qui peut d’ailleurs régler pas mal de conflits. À condition bien sûr d’avoir suffisamment développé nos compétences dans le domaine de l’intimidation, persuasion et du mensonge. Trois caractéristiques qu’il est possible de développer de manière assez rapide pour justement, réussir à convaincre facilement les PNJ de se rallier à nos idées.

Il existe néanmoins une troisième option, qui elle, consiste à pirater ou crocheter des éléments pour finalement parvenir à nos fins sans violence et sans discussion. C’est une méthode comme une autre, mais qui ne peut être mise en place qu’après avoir particulièrement bien exploré les lieux. Bref, le jeu nous offre moult chemins pour nous laisser progresser dans l’aventure comme bon nous semble. Le petit défaut qui se fait rapidement remarquer reste la trop grande simplicité dans la progression.

Car une fois que notre personnage a atteint un certain niveau de compétence dans les dialogues, il est possible de faire à peu près ce que l’on veut dans le jeu. Par exemple, convaincre un personnage comme Reed, qui dirige la conserverie d’Edgewater, de nous laisser prendre un objet qui est pourtant vital à la survie de la colonie, sans aucun combat. Ce qui a tendance à laisser un sentiment de facilité assez déconcertant. Il n’empêche que là où The Outer Worlds arrive à se démarquer c’est qu’en fonction de nos actions passées avec des personnages, ces derniers ne manqueront pas de nous rappeler nos mauvaises actions. Ce qui peut par la suite empêcher certains dialogues avec eux et même fermer des quêtes annexes.

J’hésite entre le fusil à plasma et le fusil tactique :

Comme dans tout bon RPG, The Outer Worlds nous offre un vaste catalogue d’armes, qu’il est possible d’acquérir moyennant finance, ou tout simplement en explorant et en réalisant des missions. On peut dire que le jeu nous propose un certain nombre d’armes, allant du simple fusil en passant par les armes plus futuristes et même aux armes de corps-à-corps. Il y en a pour tous les goûts et en plus, il est même possible de modifier une arme, via une modification qui améliorera ses dégâts ou qui ajoutera un effet paralysant à la cible par exemple. Une option bien sympathique et qui s’applique d’ailleurs aussi au personnage via des « avantages » qui se débloquent en obtenant des niveaux de compétences.

Comme dans New Vegas, notre personnage évolue en gagnant de l’XP, qui nous permet ensuite d’investir des points dans des arbres de compétences comme le corps-à-corps, les attaques à distance ou encore la défense. Des arbres qui peuvent ensuite donner lieu à des aptitudes de combat plus dévastatrice ou à une meilleure résistance face aux dégâts. Mais ce n’est pas tout, puisque, assez régulièrement le jeu nous laisse débloquer un « avantage » des sortes de bonus que l’on peut débloquer pour nous permettre par exemple de transporter plus d’équipement, de marcher plus rapidement ou encore de faire plus de dégât à l’arme de poing. Un système qui a fait ses preuves et qui là encore, se montre particulièrement bien rodé.

D’ailleurs certaines aptitudes spéciales, permettent de dialoguer de manière spécifique avec certains PNJ, pour ensuite leur venir en aide. Comme par exemple les aptitudes de science et de médecine, qui peuvent nous permettre de soigner un colon mal-en-point, ou de lancer une discussion autour d’un sujet avec un autre personnage.

Tu vas tâter de mon sabre de sentinelle ! 

Bien sûr, les planètes de The Outer Worlds étant peuplées de créatures sauvages et de maraudeurs, il faudra bien évidemment se défendre face à toutes ces menaces. Et donc les combats sont une partie évidemment importante du jeu. Les tirs des armes sont plutôt convaincants, le déroulement d’un combat est en somme plutôt classique. Cependant, comme c’est souvent le cas, l’IA n’aide pas vraiment à s’immerger dedans, puisque les ennemis auront très largement tendance à se suicider en courant droit sur notre personnage.

Il en va de même pour les compagnons que l’on peut recruter (6 au maximum dans notre vaisseau) et qui n’ont franchement pas inventé l’eau chaude. Ces derniers auront plutôt tendance à aller se jeter sur n’importe quelle présence hostile, plutôt qu’à tenter de l’attaquer à distance. Bref, une IA pas franchement top. Côté graphisme, le rendu est assez mitigé, puisqu’il y a de belles choses à voir dans The Outer Worlds, mais le terrain de jeu extérieur reste assez spécial. Le rendu graphique global est assez particulier et on a l’impression que les cartes ont été générée de manière procédurale surtout au niveau de la végétation. En revanche, le jeu s’en tire plutôt bien dans ses environnements intérieurs en affichant un certain nombre de petits détails qui rendent l’environnement crédible et assez riche.

Conclusion :

The Outer Worlds est une assez bonne surprise, surtout quand on sait que c’est une toute petite équipe qui est à l’origine d’un tel projet. Le jeu nous propose une aventure de plus d’une vingtaine d’heures, avec une rejouabilité assez bonne puisqu’il est possible de recommencer le scénario en faisant les choses différemment. Le gameplay n’est pas mauvais, il y a une certaine sensation de liberté (même si les limites des cartes sont rapidement exposées) et le jeu nous propose à maintes reprises de faire des choix qui en disent plus que l’on ne pourrait le penser, sur notre propre personnalité. De plus, les options de personnalisation du héros en tout début de jeu, rendent l’expérience un peu plus personnelle qu’elle ne l’aurait été, sans cela. The Outer Worlds n’est cependant pas parfait et souffre de quelques mécaniques assez redondante comme la réparation d’armes, ou l’améliorations des armures, d’une IA qui est très loin d’être particulièrement réactive ou encore de graphismes parfois assez médiocres pour un jeu de 2019.

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