Test Days Gone – Une petite balade dans l’Oregon

Bons Points
  • Bonne durée de vie
  • Un monde ouvert assez conséquent
  • Les hordes de mutants sont impressionnantes
  • Graphiquement c'est pas mal
  • Possibilité de personnaliser la moto c'est quand même sympa
Mauvais Points
  • De nombreux bugs
  • Quelques chutes de framerate
  • Trop de cinématiques et de temps de chargement
  • L'IA est totalement à la ramasse
  • Un peu répétitif dans ses quêtes secondaires
6.8
Pas mal
Gameplay - 6
Graphismes - 7
B.O - 6
Durée de vie - 8
Scénar' - 7

La tant attendue grosse exclusivité Playstation 4, Days Gone est enfin arrivé sur nos consoles de salon et après une semaine de test, on peut finalement vous livrer notre verdict sur ce jeu développé par Bend Studio.

Petit briefing sur l’histoire 

Dans Days Gone on contrôle un biker, ancien militaire, du nom de Deacon St John qui se retrouve dans un monde totalement ravagé suite à une épidémie qui a transformé la population en mutants. L’épidémie a décimé la grande majorité de la population et notre personnage est rongé par les regrets suite à la disparition de sa femme, lors du commencement de l’épidémie. Il se retrouve plus tard à errer avec un ami biker, dans la vaste région de l’Oregon aux États-Unis en quête d’objectifs divers pour pouvoir survivre et avoir un meilleur équipement

Welcome to Farewell

Comme vous l’aurez peut-être remarqué, c’est donc une histoire assez classique mais qui offre de nombreuses possibilités aux scénaristes pour nous immerger dans cette dernière. Même si au début j’ai eu un peu de mal à accrocher, il n’empêche que finalement en avançant dans le jeu on s’intéresse aux personnages et on s’y attache même un peu. Bon par contre les doublages français ne sont vraiment pas terribles donc je vous conseille vivement de passer en VO pour profiter au mieux du titre. Le petit côté original du jeu réside dans le fait qu’on incarne un biker, qui bien sûr, pilote une moto. Il faut dire que ce n’est pas banal et ça rajoute un petit côté fun car la voiture est un moyen de transport un peu plus rigide qu’une moto qui est capable de se faufiler partout. Ça offre une certaine originalité dans le scénario et d’ailleurs les développeurs ne se sont pas arrêtés là puisqu’ils ont aussi pensé à nous permettre de personnaliser notre bécane. Ça ne paraît rien, mais le fait de pouvoir personnaliser des accessoires est assez bien vu, car de ce fait, on s’investit dans le jeu pour obtenir de meilleures pièces d’amélioration etc… Ce qui rend le jeu un peu plus prenant et c’est ce qu’ont réussi à faire les petits gars de chez Bend Studio. En nous proposant de changer la peinture de la moto de Deacon, d’améliorer ses performances ou encore de lui ajouter des motifs avec des autocollants que l’on peut débloquer en terminant certains chapitres. Le système est assez bien foutu et nous propose diverses améliorations que l’on peut réaliser auprès de mécaniciens éparpillés au sein de différentes communautés de survivants. Les pièces s’améliorent au fur et à mesure que Deacon développe la confiance qu’une communauté a, à son égard.

C’est un autre élément de gameplay, qui n’est pas très nouveau pour le coup. Le principe est assez simple on peut améliorer nos relations avec des camps de survivants en réalisant diverses tâches pour eux. Comme nettoyer des camps de bandits, éliminer l’un de leurs ennemis, dégommer des nids d’infectés ou encore des hordes qui se trouvent dans le secteur. En réalisant ces tâches, on obtient plus ou moins de confiance ainsi que des crédits (la monnaie utilisable auprès des commerçants) de la part de la communauté que l’on a aidée, pour ensuite avoir accès à du nouveau matos. C’est assez basique finalement. Là où le jeu se démarque clairement des autres survival du même genre, c’est grâce à ses hordes justement. On se souvient encore de la vidéo de gameplay dévoilé lors de l’E3, qui nous montrait une horde gigantesque et incessante de créatures.

Tir bordel ! Tir !

Alors, les hordes sont effectivement impressionnantes dans le jeu, le problème c’est qu’à certains moments les mutants peuvent d’un coup arrêter de nous pourchasser et continuer d’avancer dans une direction comme si nous n’existions pas. Ce qui est assez chiant pour qui veut éliminer ces hordes, car si les infectés se dispersent et qu’il en reste juste un encore en vie et qui faisait partie de la horde. Et bien l’élimination de cette dernière ne sera pas comptabilisé (même si on élimine 99% de cette horde), c’est assez pénible. D’ailleurs la séquence que l’on a pu voir dans la vidéo de gameplay de l’E3, dans la scierie, ne ressemble plus du tout à ce que l’on a pu voir dans ladite vidéo, dans le jeu actuellement. Je m’explique, dans le jeu en l’état actuel, on doit poursuivre le dénommé Two Dog qui se trouve justement dans la scierie, jusque là c’est bon. Les mutants sont bien présents mais aucun script ne se met en marche et Two Dog reste souvent planté comme un con dans une remise alors que dans la séquence de gameplay ce dernier cherchait à fuir par un toit avant de tomber au milieu d’une gigantesque horde. C’est donc assez dommage que dans le jeu actuellement on ne retrouve pas vraiment cette scène qui avait su marquer les esprits.

En parlant de rester planté comme un con, on ne peut pas vraiment dire que l’intelligence artificielle soit très réactive dans Days Gone. La plupart des ennemis sont très lents et ne réagissent pas vraiment à ce qu’il se passe autour d’eux. Que ce soit les humains ou les mutants, tous sont un peu débiles et n’opposeront qu’une faible résistance. Pour les pillards il suffit d’en abattre un et d’attendre que les autres arrivent pour les descendre eux aussi. C’est assez dommage, le seul moment où l’on se sent vraiment en danger c’est lorsqu’on se retrouve face à une horde, car avec autant d’infectés on peut assister à la mort du personnage à une vitesse impressionnante. D’ailleurs les mutants qui composent la horde ont l’air plus vifs que ceux que l’on peut croiser un peu partout dans le jeu en temps normal. Une IA qui n’est donc pas du tout au top ce qui est assez regrettable pour un survival car sans la sensation de danger permanente le jeu perd un peu de sa saveur.

Les bugs divers n’ajoutent d’ailleurs pas trop de saveur non plus, même si le dernier patch corrige pas mal de problème (à commencer pas les chutes de framerate) il n’empêche qu’en l’état actuel le soft souffre toujours de quelques petits bugs. Globalement ça n’empêche pas de jouer, mais à certains moments ils peuvent devenir assez pénibles. Comme par exemple les ennemis qui sont passés sous la map et que l’on doit tuer pour pouvoir sauver des otages, ou encore une horde qui pop d’un seul coup juste devant notre personnage. Ce sont des petites choses on est bien d’accord mais qui ternissent légèrement le jeu, sans compter toujours quelques chutes brutales de FPS de temps à autre (mais ça c’est quand même largement amélioré depuis le lancement).

Conclusion :

Days Gone n’est pas parfait, il est clair qu’il s’agit d’une exclusivité réalisée par une plus petite équipe que d’habitude et de ce fait, le jeu ne peut pas être au niveau d’un Uncharted. Cependant, il a de nombreuses qualités et un bon potentiel. Avec son monde ouvert assez grand, son ambiance bien travaillée, ses nombreux systèmes (comme la personnalisation de la moto) et ses hordes de mutants, on ne peut pas dire que Days Gone soit une déception totale. On regrette simplement que l’IA soit autant à la ramasse et que le jeu souffre toujours de nombreux bugs qui peuvent ternir un peu notre progression dans le jeu. Graphiquement le titre tient plutôt bien la route, juste quelques séquences qui peuvent paraître assez ternes mais sinon dans l’ensemble, le jeu offre de beaux panoramas. L’histoire est basique mais efficace, on aurait juste un reproche c’est que le jeu dispose de beaucoup de trop de cinématiques avec énormément de temps de chargement qui sont parfois assez longs et que les doublages français ne sont vraiment pas terribles.

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