Pickmon

Rebaptisé « Pickmos », le clone de Pokémon divise toujours autant

Un seul caractère modifié, une polémique intacte : le survival-crafter Pickmos tente de se réinventer sans convaincre ni les fans ni les observateurs.

Le 10 avril 2026, le studio chinois PocketGame a officialisé un changement de nom pour son jeu controversé : Pickmon devient Pickmos. Une modification d’une seule lettre censée marquer un tournant. En réalité, elle n’a fait que relancer les critiques autour d’un titre accusé de plagiat depuis sa toute première bande-annonce.

Pickmos : un rebranding cosmétique qui ne trompe personne

Selon PocketGame, le suffixe « -mos » symbolise un écosystème complet et un grand cosmos. Le studio affirme que ce nouveau nom porte « une présence plus puissante » et sert de meilleur écrin à l’univers fantastique en construction. Les créatures, elles, conservent leur nom d’origine : les Pickmon.

La communauté gaming n’a pas été tendre. Sur X (ex-Twitter), les réactions oscillent entre moquerie et exaspération. Plusieurs utilisateurs estiment que modifier une consonne ne suffit pas à gommer des designs qui rappellent ouvertement Charizard, Pikachu ou encore Xerneas. D’autres pointent des similitudes avec Palworld, notamment le gameplay de survival-crafter en monde ouvert où l’on capture des créatures pour combattre, cultiver et industrialiser sa base.

Des accusations de plagiat qui dépassent le simple nom

Le problème va au-delà de la ressemblance phonétique avec Pokémon. Plusieurs artistes de la communauté fan ont accusé Pickmos d’avoir directement copié des créations de fans — des « Fakemon » non officiels, dont un design de Mega Meganium. Confronté à ces allégations, PocketGame a répondu vouloir en discuter avec son directeur artistique.

Nintendo, déjà engagé dans un litige juridique contre Pocketpair (le studio derrière Palworld) pour violation de brevets, n’a pas encore communiqué sur Pickmos. Mais vu l’agressivité juridique récente de la firme de Kyoto, un éventuel recours ne surprendrait personne.

Un contexte saturé de Pokémon-like

Pickmos n’est pas le seul titre à surfer sur la vague du creature-collecting. Aniimo, développé par Pawprint Studio, propose une approche plus ambitieuse avec un système de fusion joueur-créature (le « Twining ») et un monde ouvert en action-RPG. Attendu en 2026 sur Xbox, PC et mobile, ce free-to-play se distingue davantage par ses mécaniques propres — là où Pickmos peine à affirmer une identité originale.

Le jeu reste annoncé sur PC, Nintendo Switch et PlayStation 5, sans date de sortie précise. Tant que les designs de créatures n’évoluent pas significativement, le rebranding risque de rester purement symbolique. Le vrai test sera la capacité de PocketGame à proposer un produit qui tient debout par lui-même — et pas seulement par la controverse qu’il génère.


Points clés à retenir

  • Pickmos est l’ancien Pickmon, renommé le 10 avril 2026 avec un simple changement de lettre.
  • Le studio PocketGame justifie ce choix par des raisons de « marque et lore », mais les designs controversés restent inchangés.
  • Des accusations de plagiat visent non seulement Pokémon et Palworld, mais aussi des créations de fans.
  • Nintendo n’a pas encore réagi, malgré ses poursuites actives contre Pocketpair.
  • Aniimo, autre Pokémon-like prévu en 2026, se démarque par des mécaniques plus originales.
  • Pickmos est attendu sur PC, Switch et PS5, sans date confirmée.

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